Bonjour à toutes et tous,
Comme vous le savez, je présume, le week-end dernier ( le 20 et 21 Septembre) se tenait les journées du patrimoine permettant à chacun de visiter le lieu public de son choix.
Alors je sais vous vous dîtes mais ou veut-il en venir et pourquoi publier ceci sur Volarem ?
Prenez le temps de continuer la lecture de cet article et vous le saurez !
Compte tenu de la météo, nous avions choisi de visiter un lieu fermé qui s’appelle le palais de Niel, du nom éponyme du général qui devait en prendre l’hébergement à compter de sa construction.
Un peu d’Histoire pour comprendre ou je veux en venir !
C’est à l’époque de Napoléon III, ce dernier décida de découper la France en plusieurs régions militaires pour mieux assoir son pouvoir. Il confia alors la région du sud-ouest à un ami de bataille et Général de surcroit qui s’appelait Niel , toulousain d’origine ( Muretain pour les connaisseurs – Habitant de Muret).
Pour concrétiser cette région et ce pouvoir militaire, il fut érigé un palais dont la construction pris presque 5 ans. Pour la petite histoire, à la fin de la construction de ce palais, le général Niel fut rappelé à Paris pour prendre le ministère des armées ; il ne put donc pas profiter de ce palais et régné sur la région. Pour ces hauts faits militaires, il fut nommé Maréchal et mourut quelques années plus tard.
Contexte actuel :
Ce palais splendide disposes de nombreuses salles identifiées par des couleurs, est à la fois très ancré dans l’époque du 19eme siècle et élégamment orné de dorures et meubles anciens.
Il abrite aujourd’hui le commandement du 11e régiment de parachutiste sous la houlette d’un général qui y habite et profite des espaces et du style louis XV de certains meubles et chaises, recevant ministres et autres personnalités ( le prince Charles y a séjourné ).
Voyez-vous ou je vous emmène ?
Au-delà de la visite de ce bâtiment situé dans un écrin de verdure autour du Grand -Rond à Toulouse, nous avons pu défiler ( un comble ! ) devant des ateliers de présentations de certains métiers liés aux missions du corps des parachutistes. L’atelier sur lequel je me suis attardé, ravi de pouvoir échanger avec un militaire sur ce qui nous rejoint eux et nous parapentistes : le parachute !
Le technicien de pliage des parachutes ( certification que tous les parachutistes n’ont pas ) m’a montré les différents parachutes qui ont été utilisés par le passé par nos troupes en France ou sur des théâtres de combats.
Il est à noter que les techniciens doivent en permanence s’entrainer à plier ces parachutes pour parfaire leur technique ( 10 à 12 pliages par jours). Il y a donc ceux qui les utilisent, ceux qui plient et ceux qui contrôlent. Mais tout le monde doit sauter au moins 6 fois par an pour valider leur appartenance à ce corps d’armée.


Bon, comment dire, cela reste des militaires et ils doivent par toutes circonstances pouvoir compter sur leur matériel. Le sac de parachute dit pour un largage sur zone ( pas de caisson – a plutôt une forme de cloche ) pèse pas moins de 17 kilos pour un PTV de 165 kg ( non ce n’est pas un bi light ). La toile est constituée d’un polyamide 6.6 dont le grammage ne m’a pas été communiqué.



Ces sacs-là sont ceux qui sont attachés à une rampe dans l’avion et génère le largage dès la sortie de l’avion. Dans le cas le plus malheureux ou le parachute ne s’ouvrirait pas, le parachutiste dispose d’un parachute de secours en ventral ( voir photo ) qui pèse également son poids autour de 6 à 8kg.
Donc 17 kg de parachute dorsal + 6 à 8 Kg de parachute ventral.
J’ai testé cette configuration à 25kg et je peux vous dire qu’on n’a pas envie de monter au Garbier ainsi équipé !

En sus des parachutes, le militaire en mode « combat » est équipé en plus de :
- Une veste d’armes et de munition
- Un sac ( à dos ) qui est attaché à une boucle acier harnais ( pour le mettre sur le dos une fois au sol )
Le tout ( parachutes + vestes et sacs ) pouvant peser jusqu’à 50 kg !
Nos voiles comprenant nos parachutes sont bien loin de cet ordre de grandeur fort heureusement pour nos dos et notre pratique.
