Val Louron, c’est là que les oiseaux qui ont des jambes viennent lisser leurs ailes ; nous étions Denis, Manu, Mickaël, Léa, Vitold et moi-même.
Tous les hommes, de même que la demoiselle ont dansé la polka dans un ciel turbulent (conditions comparables à celles du printemps) ; les oiseaux à plumes dont les hirondelles et les rapaces ont trouvé cela très drôle en nous voyant, tant bien que mal nous extraire de la gravité.
C’est en enroulant au-dessus du rocher qu’on peut s’élever et voir le déco devenir un petit point ; nous étions toujours reliés à la terre par un cordon invisible ; seul les oiseaux battant des ailes pouvaient aller encore plus haut en riant de nous voir sous le plafond, ma foi pas très élevé. Mais j’ai vu des avions volés en-dessous, moment jubilatoire cela va s’en dire, mais j’ai vu Léa toujours au-dessus de mon aile, moment frustrant cela va s’en dire.
Avec de l’altitude nous avons survolé la crête sur de nombreux kilomètres pour ensuite revenir, passer à nouveau au-dessus du déco et s’en aller vers la station de Val Louron. Juste après la station de nombreux oiseaux avec des jambes ont perdu leurs plumes ; un seul a gardé la tête haute, il a enroulé ; ensuite il a traversé la vallée pour aller en fin de journée se dorer les ailes sur le versant ensoleillé. 4 heures de vol pour cet oiseau qui a perdu ses jambes, ce drôle d’oiseau en a sous l’aile, et vous savez bien de qui je parle.
Les autres frustrés se sont couchés dans l’herbe de l’immense piste d’atterrissage, où un va-et-vient de drôles d’oiseaux (des biplaces, des chaises roulantes et des oisillons) se donnaient en spectacle.
Le deuxième jour, après s’être posé trop tôt, Léa ne tenant plus en place a proposé d’enfiler nos jambes et de monter à travers tout pour rejoindre un superbe perchoir. Quelle belle récompense de voler dans la lumière du soir… Le baron rouge était lumineux dans son bel habit.
Je ne vous dirai rien au sujet de nos soirées arrosées de vin, de bières bretonnes et de bonne humeur : secret d’état.
Je peux simplement affirmés que le lieu de couchage était une colonie de quatre nids douillets accrochés aux montagnes à 1600 m d’où l’on pouvait voir le soleil se coucher et se lever (du moins pour ceux qui ont un réveil dans la tête).
Merci à Manu pour sa zenitude et sa bonne idée de nous avoir fait découvrir ce lieu dédié aux hommes et aux femmes qui veulent se faire oiseaux.
bruno






























































































Merci Bruno pour ce beau résumé et ces belles images. Quel plaisir de revivre ce beau moment, sous l’angle de ta belle plume et ton œil de photographe !
Beau récit et apparemment de belles conditions de vol !
J’aurais aimé être avec vous.
A+ VincentM
Conditions sympa, oui. Avec un tour à L’estos que je n’avais pas encore fait, et ballade sur Peyragude et pas loin du lac d’Oô. Faut en garder pour une prochaine… avec toi !
Merci pour les photos du séjour ; pour la montée de Mont en mode aventure ; sans bâtons et improvisée; et de la navette de fin de séjour ; à bientôt à la prochaine, Mika
Beau périple ! Un régal pour les yeux , moi qui connais bien cette région . des souvenirs influent dans ma tête . La bière vous l’avez bu avant ou après !!! Merci Manu pour ces belles photos , et félicitations pour l’orateur , un beau texte pour ceux qui aiment la nature .
Avec plaisir Claudine. Les photos c’est Bruno (l’orateur) qui les a prises